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Ce Qui Devait Arriver, Arriva ...

Publié le 19 Novembre 2015

Ce qui devait arriver arriva

Jean MESSIHA

La France a, de nouveau, été frappée. Violemment. Horriblement. Ce qui devait arriver arriva. Nul déterminisme dans ce propos, mais une explication, une analyse des causes qui ont engendré ces actes atroces.

Le choc provoqué par les attaques mortelles du 13 novembre 2015 est comparable, dans la forme, au choc du 10 mai 1940. Comme en 1940, la réalité est venue faire voler en éclats des décennies d’aveuglement idéologique, de doctrine a priori, de lignes Maginot que les responsables croyaient infranchissables.

Les Français, ce grand peuple

Il faut en premier lieu rendre hommage aux Français, ce grand peuple, qui face à cette insoutenable adversité, a su faire preuve d’union. Les tueries du 13 novembre auraient pu, en effet, avoir des conséquences dévastatrices sur la paix civile et la concorde nationale en provoquant par exemple des accès de violence contre des mosquées ou contre la communauté musulmane. Cela est d’autant plus vrai que la résilience aux attaques de janvier 2015 n’était pas achevée. Or, comment s'est comporté ce peuple français, meurtri à deux reprises dans sa chair et défié dans ses valeurs les plus profondes ? Admirablement. Aucun pogrom, pas la moindre violence contre qui que ce soit, contrairement d'ailleurs à ce qui se passe régulièrement dans les pays anglo-saxons pourtant présentés comme modèle suprême où, après chaque attentat, la presse s'en donne à cœur joie, accompagnant implicitement des ratonnades aussi spontanées que violentes. Les antifascistes d’opérette pensent que la grandeur ainsi manifestée par les Français n’est que le fruit de leurs appels répétés au pasdamalgames. Raisonnement à rebours imbécile qui consiste à auto-valider les hypothèses d’une démonstration à partir de la constatation effective de ces conclusions. En clair, l’absence d’actes antimusulmans constatés est bien la preuve de l’efficacité de nos appels à la tolérance… La réalité est que la devise de notre nation nous est consubstantielle et que la France n’a plus besoin, depuis longtemps, de pères-la-morale pour aimer son prochain.

La grandeur jamais démentie du peuple français constitue une première lézarde dans le mur de haine anti-française patiemment construit par les élites au pouvoir. Pendant des décennies, intellectuels, responsables politiques, médias et journalistes n'ont cessé de présenter les Français comme des individus veules, foncièrement racistes et intolérants. Les associations antiracistes secrétées par l’idéologie dominante ne manquaient pas une occasion, un dérapage, un comportement isolé pour jeter l'opprobre sur la France entière, dans un amalgame aussi aveugle que le pasdamalgames qu'elles utiliseront pour protéger les victimes potentielles des extrémismes allogènes. Où sont-elles passées aujourd’hui ? Pourquoi n’ont-elles pas appelé à manifester contre les violences faites par ces extrémistes contre la France et les Français ? Ce silence assourdissant est bien la preuve que ces associations ne sont en réalité que les chiens de garde d’une idéologie antinationale dont l’objectif est de tenir le corps social français en laisse afin qu’il accepte en silence sa submersion et sa sortie de l’Histoire …

La fin d’un sans-frontiérisme suicidaire

Mais ce constat étant fait, il convient à présent d'identifier les causes à la fois structurelles et conjoncturelles qui ont rendu possible cet état de guerre. A partir des années 70 sous le double impact d’une construction communautaire a-nationale et de la doctrine libre-échangiste en vogue, les élites présidant aux destinées de notre pays ont considéré que la France devait devenir un objet spatio-temporel non identifié, une entité géographique située nulle part et hors du temps. Un territoire neutre, faiblement peuplé qui ne demandait qu’à l’être. Les reportages télévisés vantant récemment les vertus de l’afflux de migrants pour repeupler des villages français désertés sont, de ce point de vue, emblématiques et sidérants. Des villages, au cœur de notre pays, avec leurs clochers et leurs places d’armes, désormais habités par des Syriens, des Afghans, des Erythréens, dont aucun ne parle français ; fi des citoyens et place aux individus désincarnés et interchangeables … Une posture qui n’est guère étonnante puisqu’elle s’inscrit dans le droit fil d’une immigration massive ininterrompue depuis les années 70 et qui a changé le visage de territoires entiers de notre pays, dont le nord de Paris n’est qu’un exemple. Et cela sans que personne en haut lieu ne se sente concerné. « Cachez cette banlieue que je ne saurais voir », disent les farfadets de salons des beaux quartiers.

Si les frontières sont un élément capital et déterminant de l'existence d'une nation, leur destruction en dit long sur l'effacement de celle-ci. Nous savons aujourd'hui que parmi les terroristes qui ont attaqué notre pays, un faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international, un autre est un membre éminent de l'Etat islamique dont la présence en France en janvier 2015 est avérée et qui y est revenu il y a quelques jours pour organiser et coordonner les attentats du 13 novembre 2015. N’est-il pas stupéfiant que la France, cinquième puissance mondiale, nucléaire, économique, militaire ne dispose pas des moyens de savoir qui rentre et qui sort de son territoire ?

Des migrants venus de zones qui nous haïssent

Cette question est d’autant plus lancinante que la guerre en Syrie et en Libye a jeté des millions de migrants vers l'Europe, faute d'un accueil par les pays musulmans voisins tels que les pays du Golfe. Ces réfugiés proviennent de zones où sévissent nos pires ennemis, ceux qui rêvent jour et nuit de notre destruction et qui se réjouissent à l’avance de nous infliger les plus atroces souffrances. Par quelle espèce de naïveté ou d'irresponsabilité a-t-on mis en place des quotas d'accueil de centaines de milliers de personnes en provenance de ces zones, sans prendre la moindre mesure de contrôle ni de sécurité concomitantes ? Pire, en présentant la moindre interrogation à ce sujet comme extrémiste et fantasmatique ? Il est vrai que l’Union européenne, à la manœuvre depuis longtemps pour éradiquer toute spécificité nationale, a saisi cette opportunité pour tenter de noyer les dites spécificités sous la vague des migrants. Mais officiellement, le discours consiste à dire que le moindre contrôle est impossible faute de moyens financiers et humains. Soit. Mais dans ce cas, il ne faut tout simplement pas accueillir. On nous oppose les droits de l’homme et la nécessaire compassion envers une humanité souffrante. Argument recevable…à condition qu’on l’applique d’abord à nous-mêmes.

Le premier des droits de l’homme est le droit à être en sécurité, droit auquel même la gauche la plus libertaire a fini par se convertir…en théorie et tant que cette conversion ne va pas à l’encontre des autres totems. Les responsables d’un pays ont pour mission le bien-être de leurs citoyens et la garantie de leur sécurité avant celui et celle des autres. C’est une évidence partagée par tous les pays du monde, à commencer par les richissimes monarchies pétrolières qui refusent d’accueillir le moindre coreligionnaire prétextant que ledit accueil déstabiliserait leurs sociétés respectives... Quant à nos responsables, ils ont choisi l’intérêt des réfugiés au détriment de celui de leurs concitoyens, sacrifiant la sécurité vitale de ces derniers sur l’autel d’une tolérance aussi niaise que nocive. L’amour du prochain doit primer sur l’amour de soi. Pire, se détester soi-même, se haïr devient la condition de l’amour du prochain. L’idéologie, mâtinée de lâcheté, doit primer sur la réalité. Ici pas de principe de précaution, valable pour tout sauf pour la France et les Français qui ne le méritent pas. En l’espèce, être tolérant a signifié de sacrifier ces propres citoyens. Si gouverner c'est prévoir, nous n'avons pas de gouvernement. Il paraissait évident, depuis le début, que parmi ces flux de réfugiés, l'Etat islamique enverrait des combattants déguisés afin de concrétiser leur haine en déchiquetant nos corps. En tout cas, inconscient ou stupide est celui qui d’emblée écartait ce risque.

Des terroristes « maison »

Depuis les années 70, deux mouvements suicidaires ont été mis en œuvre, délibérément, par les gouvernements successifs qui portent ainsi l’entière responsabilité de la situation que nous vivons. L'un quantitatif, par l'afflux d'une immigration massive, sans rapport ni avec la situation économique du pays ni avec ses capacités d'accueil. L'autre qualitatif, la mise en coupe réglé de tout le creuset assimilationniste français qui aurait permis de transformer les immigrés en Français. Parallèlement, l’affaiblissement accéléré de l’Etat y compris sur ses prérogatives les plus régaliennes s’accompagnait de la recrudescence d’une pratique religieuse d’un autre âge dont les principes sont radicalement contraires aux nôtres. L’affaissement de la chose publique, d’une part et la montée de l’islamisme de l’autre. Certes l’écrasante majorité de ces populations, même sans se sentir françaises, n’est ni violente ni terroriste. Mais historiquement les majorités silencieuses n’ont jamais été celles qui ont fait l’Histoire en faisant couler le sang. Aujourd’hui, il suffit pourtant de parcourir les réseaux sociaux pour savoir que la face émergée et sanglante de l’iceberg cache une majorité coupable soit par son silence soit par son approbation explicite. Car il suffit de parcours des zones entières sur notre territoire pour constater à l’œil nu que le paysage humain est tout sauf français : ces dernières années, le port de tenues traditionnelles, féminines aussi bien que masculines, a explosé et les commerces « ethniques » ou religieux se sont multipliés. Bien entendu, cela n’en fait pas des terroristes. Mais cela créé un terreau favorable à des jusqu’auboutistes, galvanisés par une conquête qui ne vient buter sur aucune limite.

Les terroristes, dans leur majorité, sont des Français. Le nombre important de Français de souche convertis montre que si intégration il y a eu, c’est à l’envers, les Français devenus minoritaires dans des quartiers entiers se sont convertis pour s’intégrer à la majorité environnante : cela est vrai des Minguettes à Roubaix. Ce terrorisme est le fruit monstrueux du droit à la différence promu par la gauche soixante-huitarde à partir des années 80. Pendant 40 ans, on a accablé les Français afin qu'ils acceptent une immigration massive qui devenait, par le regroupement familial, une immigration de peuplement. Plutôt que de se concentrer sur l'assimilation de ces étrangers en renforçant le creuset national, on a culpabilisé la France en trafiquant honteusement son passé et en en faisant un pays de colonisateurs et de collaborateurs. Jusqu’aux années 70, la France avait massivement résisté malgré quelques collaborateurs ; à partir des années 80, la France avait massivement collaboré malgré quelques résistants… Toute interrogation sur le bienfondé de cette politique migratoire ou de ces conséquences en termes d'intégration devenait fasciste, populiste ou d'extrême-droite. Le droit à la différence n'était rien d'autre que le droit – devenu presque juridique – de ne pas être Français, de rester Arabe, musulman, etc. Autrement dit, être en France en continuant à vivre comme au bled. Le peuple français devait être remplacé par une population française ; le concept historique et charnel devait céder le pas à un artefact statistique. D’ailleurs, les responsables actuels, à mille lieux de penser que ceux qu'ils ont choyés pendant des décennies en les présentant comme les vrais héritiers des révoltés de mai 68 sont devenus de véritables nazis, ont la gueule de bois, hébétés qu’ils sont de constater que la réalité qu'ils ont passé leur vie à farder leur explose aujourd'hui littéralement à la figure.

La fin de l'homo oeconomicus.

L'Evangile nous avait prévenu : « l'homme ne vit pas seulement de pain ». Le libéralisme libertaire, dans sa furie immigrationniste, prétendait tuer les nations et transformer le citoyen politique, culturel, historique, en un agent économique calculateur, productiviste et consumériste. L'écrêtement de toutes les différences culturelles, religieuses, nationales par le marché et la satisfaction des besoins devait donner naissance à un être abstrait, sans aucune attache ni familiale ni nationale. Pour anesthésier les consciences, on a appelé citoyen européen, cet homme nouveau déraciné, sachant que l’Union européenne aux mains des multinationales américaines avait pour mission de détruire les nations. Sur le terrain, le nouvel iPhone remplace désormais le drapeau tricolore et la musique électronique l'hymne national.

C'était ignorer que l'Homme n'est pas qu'un bipède horizontal. Il y a en lui une dimension verticale, une soif d'absolu qui doit être étanchée d’une manière ou d’une autre. L’Homme n'est pas qu'un corps ; c’est aussi une âme. On se souvient du supplément d'âme de Bergson, que le philosophe appelait déjà de ses vœux...dans les années 50. Chassez le naturel et il revient furieusement au galop. L'islamisme a pris la place d'un patriotisme déclaré hors la loi par les élites politiques et médiatiques de notre pays depuis 40 ans. Les jeunes, terroristes au non, admirent le drapeau de l'Etat islamique parce qu'on ne leur a pas appris à admirer le leur ; pire, ceux qui ont été pris en flagrant délit de patriotisme ont été classés dans la case « extrémistes » par une bien-pensance dont la seule patrie est devenue l’argent. Croire en autre chose que Mammon est devenu un crime de lèse-majesté. Notre jeunesse fut sommée de ne plus croire en rien, ni en Dieu, ni en la patrie, ni en la famille parce que dans le cas contraire elle risquait le pétainisme… Dès lors, comment s’étonner du décalage gigantesque entre les terrasses de cafés accueillant une jeunesse insouciante entendant profiter de la vie et de ses plaisirs, et ces autres jeunes pour qui la vie, y compris et surtout la leur, n'a pas de prix, mus qu'ils sont par une vision sacrificielle et mortifère ? Comment ne pas voir que ces deux phénomènes se sont autonourris jusqu’au choc frontal ?

L’islam, incompatible avec la République

L’islam n’a historiquement jamais eu pour objectif de coexister avec d’autres religions ni même d’autres modes de pensée. Quand le prophète Mahomet a commencé à prêcher dans la péninsule arabique, celle-ci était habitée par de très larges communautés juives et païennes. L’islam aurait donc pu y rester une croyance parmi d’autres. Mais ce n’est pas ainsi que Mahomet l’entendait. L’armée qu’il a levée et qu’il a personnellement commandée était destinée à obtenir la reddition de toutes les autres composantes religieuses. D’ailleurs le terme « islam » en arabe renvoie à la soumission, à la capitulation. A cet égard, les premiers siècles de l’islam et son expansion conquérante ressemblent furieusement à ce que fait l’Etat islamique aujourd’hui. Car l’islamisation de régions entières du globe ne s’est pas faite pacifiquement. Les conversions y étaient forcées parce que la décapitation ou le paiement de sommes élevées étaient la seule manière d’y échapper. Aujourd’hui Al Azhar, la plus haute instance de l’islam sunnite, refuse toujours de déclarer apostats les membres de l’Etat islamique et pour cause. Le Coran contient à l’égard de toute différence religieuse des commandements de tuer et de massacrer. Et si aujourd’hui les musulmans, dans leur majorité, n’y obéissent pas, c’est parce qu’ils se sont amalgamés avec les traditions pacifistes judéo-chrétiennes, massivement diffusées par les moyens d’information et de communication. A contrario, lorsque, à partir Moyen-âge et jusqu’au 18ème, le christianisme d’Occident a connu des accès de violence, cela n’avait rien à voir avec les Evangiles mais tout à voir avec les considérations politiques du moment. Ainsi lorsque l’islam minoritaire devient pacifiste, il contrevient aux enseignements de son prophète et lorsque le christianisme majoritaire devient guerrier, il contrevient lui aussi aux recommandations de son prophète.

Jésus n’est pas Mahomet. Il n’a jamais été chef de guerre et ne l’a jamais prônée. Son Royaume n’était pas de ce monde et la seule règle qu’il a laissée c’est celle de l’amour, de Dieu et de son prochain. Et même si la Bible – en fait surtout l’Ancien Testament – comporte des chapitres violents, il s’agit d’une violence descriptive et non prescriptive. En clair, le texte se contente de rappeler des épisodes guerriers parfois insoutenables mais sans jamais commander au lecteur de faire la même chose, alors que celui du Coran commande littéralement au croyant de tuer, de brûler, de violer, de détruire, de lapider, de décapiter. Bien entendu, les musulmans d’aujourd’hui, dans leur écrasante majorité s’abstiennent d’y obéir. D’où l’on conclut que la majorité des musulmans français ne pratiquent pas leur religion et c’est pour cela qu’elle vit pacifiquement. Ceux qui pratiquent ne sont pas non plus tous des terroristes mais ils ne peuvent s’empêcher d’avoir de la sympathie pour « ceux qui ont la chance de mourir en martyrs », comme le montrent un très grand nombre de réactions post attentats. Car le terrorisme n’est que la partie visible de la guerre qui se joue sous nos yeux. En filigrane, c’est une guerre idéologique entre un islamisme rampant et les valeurs républicaines. Le chantage qui nous est soumis est le suivant : ou vous nous laissez vivre comme nous l’entendons, selon la charia si l’on veut, ou l’on fera tout pour vous tuer. Beaucoup de pays ont cédé à ce chantage, le Royaume-Uni en choisissant le communautarisme mais aussi la Belgique dans un laisser-faire aussi silencieux que complaisant.

La République française, elle, reste inflexible, principalement en raison de son histoire tumultueuse avec l’Eglise catholique qu’elle prétend avoir mis plus de deux siècles à mettre au pas. En réalité, les principes républicains de fraternité, de liberté et de laïcité ne sont rien d’autre que des concepts chrétiens, figurant dans les Evangiles. « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » ou encore « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ; car il n’y a pas de plus grand amour que celui qui donne sa vie pour autrui ». La démocratie, la République, le corpus des droits et des libertés ne sont pas une génération spontanée apparue en 1789 ; ils puisent leur sève dans la tradition judéo-chrétienne de la France. Il est totalement faux d’affirmer, à la suite d’un certain nombre de responsables politiques, que les racines de la France sont à la fois musulmanes et chrétiennes, même si la présence de l’islam est ancienne dans notre pays. C’est comme croire que les racines de l’Egypte sont aussi bien arabes que françaises sur la base d’une présence française dans ce pays qui remonte à Napoléon… Fort de ce constat, affirmer ses racines aussi bien que ses valeurs est indispensable afin que le citoyen musulman sache de quoi il va devoir se délester s’il veut faire pleinement partie de la communauté nationale. Car il ne pourra bien évidemment pas embrasser une pleine assimilation s’il continue à nier l’égalité de l’homme et de la femme, s’il continue à déclarer apostat la laïcité ou pire s’il persiste à haïr les athées ou les autres confessions. La citoyenneté doit primer sur tout le reste. Or ce n’est, hélas, pas dans cette direction de fermeté que s’inscrivent les politiques conduites en la matière. Bien au contraire, les trous dans la raquette sont de plus en plus béants avec pour conséquence la prolifération d’un communautarisme inquiétant. A la RATP par exemple, les chauffeurs recrutés ces dernières années pour conduire les bus dans les zones sensibles sont majoritairement barbus et souvent ne se privent pas d’écouter le Coran dans les voitures. Le nombre d’incidents liés à une pratique religieuse prosélyte et intempestive explose, certains voyageurs ne supportant pas ces coups de boutoirs choquant aux principes de laïcité et de neutralité.

Le conflit de la République avec l’islam sera bien plus complexe et ses conséquences seront beaucoup plus incalculables qu’il ne le fut avec le catholicisme et même le judaïsme. On l’a dit et répété, le Coran n’est pas la Bible. Ce n’est pas un texte religieux prétendant régir uniquement les rapports de l’Homme à Dieu ; c’est une véritable constitution à la fois politique, économique et sociale qui a vocation à régir une société terrestre. La concorde nationale, contrairement à ce que prêchent les thuriféraires de l’idéologie dominante, n’est donc pas uniquement menacée par un tissu français qui se rebellerait contre sa composante musulmane ; bien au contraire, c’est la volte-face de la composante musulmane face à une République faible qui risque de faire plonger notre pays dans la guerre civile dont nous voyons aujourd’hui d’inquiétants signes avant-coureurs.

Changer les hommes pour changer les choses

La guerre qui s'est ouverte en 2015 et dont les prémices datent de 1995 sera déterminante pour l'avenir de la France. On ne peut toutefois s'empêcher de penser que ceux qui ont dirigé politiquement et culturellement le pays pendant quatre décades et qui l'ont conduit à cette situation ne sont pas les mieux placés pour l'en sortir, tant s'en faut. Car même après ce qui vient de se passer, beaucoup refusent de voir la réalité en face et hurlent de colère lorsqu'on tente de leur faire sortir la tête hors du sable autiste dans lequel ils sont depuis trop longtemps enfoncés. Ceux qui, il y a encore quelques mois, prétendaient que ce n'était pas un délit de prôner le djihad ou pire, disaient comprendre les jeunes terroristes, doivent aujourd’hui capituler devant une évidence qu’ils se sont obstinés à refuser. Face à cette nouvelle réalité qui signe l'échec d'une génération et d'une idéologie, il faut changer les hommes afin de changer les choses.

Car qu’a-t-on fait ces dernières 72 heures ? En toute hâte, on a rétabli les frontières, déployé l’armée pour sécuriser les lieux sensibles, annoncé un plan de recrutement dans les services de police et de gendarmerie, procédé à des perquisitions massives, accéléré les déchéances de nationalité, fermé de mosquées connues pour être des hauts lieux du salafisme… Autant de mesures aux antipodes de l’idéologie dominante ; autant de mesures écartées d’un revers de la main jusqu’à vendredi 13 novembre 2015 à 21h par ceux-là mêmes qui aujourd’hui s’échinent à les appliquer ; autant de mesure qui jusqu’à avant-hier étaient considérées comme d’extrême-droite par ceux-là mêmes qui les mettent en œuvre aujourd’hui… Est-ce sérieux et au-delà est-ce crédible ? Il y a encore quelques heures, la simple évocation d’un contrôle aux frontières faisait pousser des cris d’orfraie à l’ordre dominant. Frontières ? Mais vous prônez l’autarcie, la muraille, le limès ! Or qu’a-t-on constaté depuis qu’on les a rétablis ? Que la France n’a jamais été aussi mondialisée ; que les couleurs de la France n’ont jamais autant flotté de par le monde et que jamais la Marseillaise n’avait été autant chantée. Historiquement, avoir des frontières n’a jamais signifié pour la France de se transformer en camp retranché comme s’entêtent à nous le marteler les excités du vide. La France a toujours été hors les murs, de Saint Laurent du Maroni à Pondichéry et de Terre Adélie à Libreville.

Quoi qu’il en soit et pour aller dans la bonne direction, cette nouvelle politique reste trop timorée quand elle n’est pas trop tardive. Elle est juste suffisante pour alimenter un solide plan comm. Les actions que commande la tragédie que traverse notre nation vont au-delà de quelques milliers de policiers que l'on va mettre deux années à recruter. Il faut rétablir le service militaire obligatoire, procéder à des perquisitions massives auprès des milliers de personnes fichées à la Sûreté de l'Etat, rétablir le salut au drapeau dans les écoles, restaurer l’autorité de l’Etat de manière implacable, exiler les ennemis de notre pays sur l’île aux Cochons, dans l’archipel des Crozet. Cela servira le symbole. Bref un électrochoc patriotique seul à même d'éradiquer tous les ersatz sanguinaires qui ont fleuri sur la terre-brûlée créée par mai 68. Il faut donner à ce grand peuple que sont les Français, l’ambition nationale qu’ils méritent. Faute de quoi ce qui doit arriver, arrivera de nouveau...en pire.

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