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J’ai appris à un « journaliste » de Libé la différence entre un Français et un immigré

Publié le 11 Février 2017 par Jean MESSIHA

J’ai appris à un « journaliste » de Libé

la différence entre un Français et un immigré

 

Par Jean MESSIHA

 

Cette semaine j’ai vécu une histoire incroyable. J’ai fait le choix de la relater, non seulement pour dénoncer le comportement d’une certaine presse, aussi peu professionnelle que politisée, mais aussi parce que le thème abordé, celui de la nationalité et de l’immigration est tellement cardinal et sujet à des interprétations hasardeuses, qu’il est de mon devoir de préciser la philosophie du projet de Marine le Pen en la matière.

 

1. Que s’est-il réellement passé ?

Mardi 7 février 2017, je reçois un coup de fil de Dominique Albertini, journaliste couvrant le FN au quotidien Libération, qui souhaitait me poser quelques questions sur des points du projet présidentiel de Marine le Pen que j’ai la chance et l’honneur de coordonner. L’entretien se passe bien, l’échange est courtois et mon interlocuteur est satisfait (sur la forme) de mes réponses. Puis il me demande si son collègue, un certain Cédric Mathiot, qui a lui aussi des questions à me poser, peut prendre le relai. Et là encore, je me prête à l’exercice. Voici l’échange qui en ressort.

« Bonjour Monsieur, je voudrais vous demander une précision sur la notion de solde migratoire telle qu’elle figure dans votre projet », me demanda-t-il.

« Je vous en prie », lui rétorquai-je.

« Dans la notion de solde migratoire, vous incluez également les Français immigrés, les étrangers et les Français ? », continua-t-il. 

« Je ne comprends pas votre question, lui fis-je remarquer. Que signifie Français immigré ? On est soit Français, soit immigré, mais on ne peut pas être les deux à la fois ! », m’exclamai-je.

Il insiste sur le contraire.

Dans l’impossibilité de le convaincre, je me fais concret : « Monsieur, prenez mon exemple : j’étais immigré pendant des années en France. J’ai été naturalisé Français à l’âge de 20 ans. Je suis donc Français ».

Pris dans son élan, il lâcha : « non Monsieur, vous n’êtes pas un Français, vous êtes un immigré ! ».

Le citoyen normalement constitué se serait immédiatement rendu compte de l’énormité de ce propos et se serait fait discret. Que nenni !

Pas peu fier de sa réponse, Mathiot s’empresse d’étaler cet échange sur le réseau social Twitter. Grisé par sa trouvaille, il s’en vante le lendemain dans un article paru sur le site Libedesintox intitulé « On appris à un porte-parole du FN qu’il était « immigré », papier qui s’est retrouvé toute la journée dans les articles aléatoires apparaissant sur les iPhones. Passons sur la légèreté avec laquelle l’auteur qualifie de porte-parole celui qui est en fait coordinateur du projet, lapsus au demeurant révélateur de son intention d’être mon homologue en charge de la réponse officielle de son parti…

 

2. Pourquoi se baser sur l’approche de l’INSEE est erroné et dangereux

En une phrase, le sieur Mathiot me dénie ma qualité de Français qui manifestement l’insupporte. Il préfère voir en moi l’éternel immigré qui, d’une certaine manière, et malgré la naturalisation, c’est-à-dire l’entrée, au moins administrative, dans la communauté nationale, n’a pas le droit de se déclarer Français. Mathiot croit avoir levé le lièvre du racisme et de la discrimination. Aveuglé par ses œillères idéologiques il ne s’est pas rendu compte de l’errance de son raisonnement qui fait de lui l’archétype du raciste intolérant.

Il tente de camoufler son travers politique outrancier en en appelant à l’INSEE et à sa définition du mot « immigré » ; il va même jusqu’à mettre le lien vers le site de cet institut dans un tweet. Là encore, pensant me ridiculiser, il s’est en réalité enfoncé un peu plus. Car la définition donnée par l’INSEE de l’immigré n’est, en fait, pas du tout celle de l’INSEE mais celle … du Haut Conseil à l’Intégration que l’INSEE a faite sienne, ce qui n’est pas du tout la même chose ! Voilà en effet ce qu’on peut lire sur le site de l’Institut :

« Selon la définition adoptée par le Haut Conseil à l'Intégration (!), un immigré est une personne née étrangère à l'étranger et résidant en France. Les personnes nées françaises à l'étranger et vivant en France ne sont donc pas comptabilisées. À l'inverse, certains immigrés ont pu devenir français, les autres restant étrangers. Les populations étrangère et immigrée ne se confondent pas totalement : un immigré n'est pas nécessairement étranger et réciproquement, certains étrangers sont nés en France (essentiellement des mineurs). La qualité d'immigré est permanente : un individu continue à appartenir à la population immigrée même s'il devient français par acquisition. C'est le pays de naissance, et non la nationalité à la naissance, qui définit l'origine géographique d'un immigré ».

Dès lors, il est légitime, afin de poursuivre l’analyse dans de bonnes conditions, de se demander ce qu’est le Haut Conseil à l’Intégration (HCI) qui définit la notion d’immigré sur laquelle se base l’INSEE. C’est un organisme qui a été créé par le décret n°89-912 du 19 décembre 1989, paru au Journal Officiel de la République Française le 23 du même mois de la même année. Son rôle est énoncé à l’article 1 ainsi formulé :

«

  1. Il est institué auprès du Premier ministre un Haut Conseil à l’intégration.
  2. Ce conseil a pour mission de donner son avis et de faire toute proposition utile, à la demande du Premier ministre, sur l’ensemble des questions relatives à l’intégration des résidents étrangers ou d’origine étrangère.
  3. Il contribue notamment à la préparation et au suivi du comité interministériel à l’intégration.
  4. Il organise et anime des échanges publics sur les questions d’intégration, sur le plan européen et international. Il anime un réseau de chercheurs et d’établissements publics et privés de recherche sur l’intégration.
  5. Il élabore chaque année un rapport qu’il remet au Premier ministre. Ce rapport est rendu public ».

Le HCI n’est donc ni un institut statistique ni, encore moins, un organisme scientifique mais une structure entièrement politisée aussi bien dans sa composition que dans son fonctionnement et surtout dans ses missions. Le décret évoque tout à la fois la tutelle du HCI (le Premier ministre) et sa conception du rapport de l’immigré à la nation française en parlant toujours d’intégration, jamais d’assimilation. Les mots ont un sens et la définition que ce texte administratif donne de l’immigré est tout sauf neutre : elle est éminemment politique et partisane, biaisant, par conséquent, tous les calculs fait par l’INSEE en aval.

Pour mémoire, le HCI avait été voulu par François Mitterrand au lendemain de sa réélection à la présidence de la République. Il s’agissait en effet de redonner un nouvel élan à l’antiracisme politique que la gauche soixante-huitarde avait instrumentalisé avec succès au cours du premier mandat présidentiel et qui était quelque peu en déshérence à la fin des années 80. Voyant retomber le soufflé du droit à la différence, la gauche avait décidé de l’institutionnaliser par la création d’un organe administratif rattaché au Premier ministre.

Ainsi et compte tenu du biais idéologique irriguant tant la définition de l’immigré que la mesure statistique de l’immigration, nous n’avons pas choisi de la faire nôtre pour l’élaboration des engagements présidentiels de Marine le Pen.

 

3. Le solde migratoire, notion statistique, notion politique

Mais plus encore, et à supposer que nous décidions de passer outre l’aspect politique en adoptant tout de même l’approche de l’INSEE, que nous ne serions guère plus avancés. En effet, il n’a pas échappé à Mathiot que nous ne récitions pas une fiche de préparation au concours d’accès à un Institut Régional d’Administration mais discutions d’un projet présidentiel, c’est-à-dire sur ce qu’un candidat à l’élection présidentielle compte faire en cas d’élection ; nous ne daubions pas sur une pure notion théorique mais dans le cadre de l’action politique. En clair, le solde migratoire dont il est question ici interroge directement la politique migratoire. Comme toute politique, celle-ci dispose d’instruments spécifiques qui sont autant de leviers à la main du pouvoir pour agir sur la réalité du phénomène visé. En l’espèce, il existe trois principaux instruments permettant, pour une autorité élue, d’agir sur le solde migratoire :

  • la politique des visas : délivrés par notre réseau consulaire, rattaché au Ministère des Affaires Etrangères qui établit les critères d’attribution et qui peut donc les durcir ou les assouplir au gré des circonstances ;
  • la délivrance des cartes de séjour, quelque soit leur nature ou leur durée : un an renouvelable, carte de résident de 10 ans, carte de séjour étudiant, carte de séjour pour soins, etc. Celles-ci sont de la compétence du Ministère de l’Intérieur qui, là encore, définit la politique en la matière en fixant les règles (souples ou restrictives) de leurs attribution ;
  • la procédure d’asile : géré par l’Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides (l’OFPRA) qui est un établissement public autrefois placé sous la tutelle du Ministère des Affaires Etrangères mais dépendant, depuis la réforme voulue par Nicolas Sarkozy pour réguler le flux afférent, du Ministère de l’Intérieur.

Nous pourrions également rajouter la politique des naturalisations puisque celles-ci, en accordant la nationalité à des immigrés, a pour conséquence de les soustraire aux calculs du solde migratoire.  Dans ces conditions, il apparaît de manière plus évidente que le critère de nationalité figurant dans la définition politico-statistique de l’INSEE ne peut plus être excipé dans la définition de ce dernier. Car autant l’Etat peut agir sur les trois instruments précédemment cités, autant il ne peut ni forcer un Français à quitter son pays, ni l’obliger à y rester. Et ce n’est pas en avançant le contraire camouflé sous le bariolage de la scientificité graphique ou chiffrée qu’on réussira à démontrer le contraire.  

 

4. Confessions d’un enfant du siècle …

A bien y réfléchir, Mathiot a feint de ne pas comprendre ce qui est évidemment bien plus qu’une subtilité. Il savait qu’il interrogeait un personnage politique, du FN qui plus est, et non un universitaire. Le but recherché par ce journaliste des guillemets est donc clair : tel un commissaire politique stalinien, il a tenté par tous les moyens de me faire avouer ce qu’il avait tellement envie d’entendre à savoir que nous entendions intégrer le critère de nationalité dans notre calcul du solde migratoire, ce qui lui aurait permis de brandir une prise de guerre devant laquelle ses amis gauchistes se seraient aplatis de plaisir : la discrimination par le FN des Français en fonction de leurs origines. Il n’a pas, évidemment pas, été exaucé. D’où sa furie.

Car c’est de cela qu’il s’agit bien. Si l’on prend comme base la définition du HCI et de l’INSEE de l’immigré pour agir sur le solde migratoire, alors il nous faut en effet, réserver aux Français un traitement différencié pour ne pas dire discriminatoire, entre ceux qui ont une origine immigrée et ceux qui n’en ont pas. Une telle distinction, si tant est qu’elle puisse être quantifiable, est inacceptable pour ne pas dire inqualifiable.

En réalité, cette distinction est celle de la gauche à laquelle appartient Mathiot, celle qui exalte l’éternelle différence et qui est obsédée ad nauseam par les origines. Celle qui cherche à tout prix à alimenter un fascisme et un racisme imaginaires sans lesquels elle n’a pas de raison d’être.  Celle pour laquelle il est beaucoup plus « classe », beaucoup plus admirable et respectable de porter son cosmopolitisme en bandoulière que de se draper des couleurs tricolores qu’il a en sainte horreur. Mathiot est bien l’enfant de son siècle.

« La qualité d'immigré est permanente, écrit l’INSEE à la fin de sa définition, au cas où on l’aurait oublié ; un individu continue à appartenir à la population immigrée même s'il devient français par acquisition ». Une telle considération subodore une confusion de l’altérité avec une éternité que rien, pas même la citoyenneté acquise par naturalisation, ne peut remettre en cause. On croit rêver. Hélas, ce n’est pas le cas. Pourtant ce n’est pas la première fois qu’une pensée unique est servie par une statistique aux ordres. Que l’on songe aux statistiques soviétiques ou, encore aujourd’hui, aux statistiques chinoises.

 

4. Etre fier de ses origines n’est pas une insulte ; mais être fier d'être Français non plus !

Sur le plan philosophique et personnel, il ne s’agit pas, comme me l’ont fait savoir des centaines de personnes induites en erreur par Mathiot et ses semblables sur les réseaux sociaux, d’avoir honte de ses origines ou de nier son lieu et sa culture de naissance. En quoi mettre en avant d’abord sa qualité de Français est-il mécaniquement la preuve d’une négation ou d’une honte de ses racines ? Car s’il n’y évidemment aucune honte d’être immigré – et je l’ai été moi-même pendant les 20 premières années de ma vie – il n’y a pas non plus, que l’on sache, de honte à être Français. Même si la réaction de Mathiot ne valide en fait que la première proposition de l’alternative.

Il ne s’agit pas non plus comme je l’ai entendu souvent de « refermer la porte » derrière moi et de rendre impossible tout parcours comme le mien. Je rappelle que quand j’ai été naturalisé à 20 ans, j’en avais fait la demande à 18 ans. Dans mon dossier figurait une scolarité bien menée, une parfaite maîtrise de la langue française et de l’Histoire de France et d’un Bac obtenu avec la mention « Assez Bien ». Et bien entendu, un casier judiciaire totalement vierge. Par ailleurs, je viens d’une famille dont les parents interdisaient de parler arabe dans le métro « pour ne pas gêner les habitants du pays » ; de parents qui m’expliquaient qu’en tant qu’étrangers (que nous étions encore à l’époque), il nous fallait toujours fournir plus de gages que les autres pour pouvoir réussir ; de parents francophones et francophiles qui m’ont toujours enseigné leur amour de la France et toujours décrit une France généreuse qui savait reconnaître ses enfants, même adoptifs, en fonction de leurs seuls mérites. Je ne dis évidemment pas que je suis seul à avoir vécu tout cela. Mais est-on bien sûr qu’il s’agit là du droit commun des immigrés vivant en France aspirant à devenir Français ? Est-on bien sûr que la nationalité est toujours accordée sur de tels critères d’assimilation ? Je ne le crois pas et une écrasante majorité de Français ne le croit pas non plus. Et pour cause : ce n’est pas le cas, tant s’en faut. Le Cardinal de Richelieu énonçait que « la politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire ». Il est désormais nécessaire de refaire France. Et ici comme ailleurs, nous le rendrons possible. Mais notre vision de la France et de la nationalité française n’est pas celle de la gauche de Mathiot qui nous a, soit dit en passant, amené là où nous en sommes aujourd’hui.

En fait, ce journaliste et à sa suite, tous ceux que l’idéologie soixante-huitarde hostile à la nation a aliéné, sont devenus, souvent à leur corps défendant, des racialistes pour ne pas dire des racistes qui font de l’élément racial et ethnique le seul critère de compréhension de la citoyenneté. En clair, ils sont tombés à pieds joints dans ce qu’ils dénoncent. On comprend que cela leur permet de se penser en rossignols du bien ; on comprend également qu’il s’agit pour eux de donner un ersatz de sens à leur vie. Mais cela n’est pas, cela n’a jamais été et cela ne sera jamais la conception française. La citoyenneté française est avant tout une notion politique, au sens plein de ce terme qui, bien que galvaudé, reste très lourd d’implications pluridisciplinaires.

 

5. Comment on en est venu à parler de préférence nationale

Gauche et droite réunies ont pendant ces quarante dernières années tout fait pour vider de sa substance cette belle idée de citoyen français. D’une part, leurs représentants politiques respectifs ont procédé à la destruction en coupe réglée du creuset républicain (Histoire de France, autorité, patriotisme) pour réduire la France à un vaste hall de gare sans passé ni présent ; de l’autre, ils abattaient la frontière, élément pourtant consubstantiel à l’idée de nation, ce qui a massifié l’immigration. Le tout mâtiné d’une stratégie d’exaltation des différences et d’une haine de la France (qualifiée tantôt de moisie, de rance, de raciste, d’esclavagiste, de colonialiste, de vichyste, etc.). Tant et si bien que non seulement la distinction entre l’immigré et le Français n’existe plus, mais plus encore, elle choque lorsqu’elle est seulement mentionnée !

A cette aune, la notion de préférence nationale est en effet choquante en ce sens où lorsque l’on arrive à devoir parler d’une nécessaire préférence pour les citoyens sur les non-citoyens c’est que la citoyenneté n’existe plus et, partant, que la nation elle-même n’existe plus. Si aucun autre pays du monde ne juge utile de rappeler ce concept, c’est parce que normalement toute nation parle d’elle-même, rendant tautologique la préférence nationale. Un pays qui n’accorde pas à ses citoyens des privilèges propres desquels sont exclus les étrangers, n’est pas un pays. Dire le contraire c’est mettre en place toutes les conditions pour que la nationalité ne soit rien d’autre qu’un joli papier cartonné, sans aucun sentiment d’appartenance et encore moins de fierté. En France, non seulement nous les avons mises en place ces conditions, mais nous en récoltons aujourd’hui les désastreux résultats …

Le mur de Berlin idéologique érigé dans les années 80 et parfaitement entretenu depuis, a empêché jusqu’aux Français de souche eux-mêmes de s’approprier leur propre pays, rendant par ricochet les nouveaux arrivants incapables de s’assimiler. Eh oui, on ne s’assimile pas à rien et on ne peut pas faire porter aux vagues d’immigration de ces dernières décennies l’unique responsabilité de la situation actuelle qui va, de plus en plus, jusqu’à la sécession de quartiers et de générations entières d’immigrés. Car cette situation n’est pas tombée du ciel un beau matin mais est, faut-il le rappeler, le résultat d’une politique suivie avec détermination et au plus haut niveau politique, économique, sociale et morale par ceux qui ont présidé aux destinées de notre pays ces quatre dernières décennies. En ce sens, les antifas, antiracistes et autres défenseurs du droit à la différence ne sont que les idiots utiles de cette idéologie mortifère.

La France est pour nous une grande et belle affaire. En conséquence de quoi, nous entendons redonner à la citoyenneté française un lustre et une valeur qui n’auraient jamais du la quitter. J’invite Mathiot et ses maîtres à penser à redécouvrir la philosophie grecque et en particulier Aristote qui, très tôt, a donné la définition de la citoyenneté que la France a faite sienne pendant des siècles : « l’homme, écrivait le philosophe grec, n’accède à son véritable statut moral que par le biais de la citoyenneté, dans une organisation politique réelle ». En vidant la citoyenneté de sa substance et en sacrifiant l’organisation politique ancestrale sur l’autel de l’économie et de la gouvernance, on a empêché l’homme « d’accéder à son véritable statut moral »… et au Français d’être Français dans le plein sens de ce terme, le réduisant à un pur homo oeconomicus valet de l’individualisme méthodologique.

 

6. La citoyenneté est au cœur de notre projet

Comme pour toute chose, c’est une certaine rareté qui fait la valeur. Distribuer la nationalité à des étrangers à partir de critères laxistes est le meilleur moyen de la tuer. C’est d’ailleurs ce qu’ont réussi à faire nos détracteurs au cours de ces dernières décennies. Pour nous, être Français, cela s’hérite ou se mérite. Comme pour les frontières, il ne s’agit pas d’interdire à un étranger d’être admis au sein de notre communauté nationale mais simplement de vérifier que cet étranger a bien fait siens notre culture, notre langue, la connaissance de notre Histoire, de nos valeurs, de nos traditions. En un mot comme en mille, qu’il se soit assimilé. C’est de la restauration de la citoyenneté comme pierre angulaire de notre nation que nous réussirons à unir les Français et à éviter cette guerre civile jusqu’ici larvée mais qui n'attend qu’une petite étincelle pour s'embraser.

Il faut donc tout reprendre à zéro et gérer au mieux le résultat de cette politique suicidaire par laquelle toute une génération entendait emporter la France avec elle dans sa tombe. Se ré-approprier notre héritage, notre culture, notre langue, nos traditions, nos valeurs ; redevenir fiers de ce que nous sommes, les citoyens d’une vieille et glorieuse nation que le monde entier nous envie. Une fois ressuscité le creuset national français qui a toujours été aussi grandiose que généreux, on restaurera la possibilité d’assimilation. Mais cela passe nécessairement, absolument et en urgence par une réduction drastique de l’immigration.

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Czar 09/06/2017 23:14

"Mais cela passe nécessairement, absolument et en urgence par une réduction drastique de l’immigration. "

nous ne votons pas pour le Fn pour qu'il "réduise" l'immigration, nous votons pour qu'il inverse les flux et renvoie une bonne part de ceux-ci chez eux.

S'il ne le fait pas, il n'aura pas notre vote, il faut que ce soit très clair dans la tête de la direction du FN marinisé. Il n'y a plus de clientèle captive qui continuera de défendre le FN à chacun de ses reniements . si celui-ici n'est plus l'alternative crédible, nous en créerons une autre.

Alinéa 27/05/2017 00:56

Immigré veut dire venu d'ailleurs. Donc on peut effectivement devenir un Français immigré si on obtient la nationalité française. Immigré on le reste à vie vu que ça signifie venir d'ailleurs. Il y a des Français indigènes en France, c'est ce que le journaliste vous précisait visiblement. Si vous êtes venu d'ailleurs et que vous avez des enfants nés en France vos enfants deviendront français de nationalité. Ils ne seront pas immigrés bien évidemment car ils ne seront pas venus d'ailleurs mais ils ne seront pas des français de souche ou indigènes, ils seront des français allochtones car originaire d'ailleurs.

XY 28/02/2017 20:48

Cher Monsieur

Merci pour cet article qui me rend heureux et fier de partager votre nationalite et votre appurtenance politique.

A nouveau, merci.

X.Y.

Ribus 22/02/2017 14:13

M. Messiha,

Dans un commentaire j’avais indiqué que Marine Le Pen ne cherchait pas suffisamment le soutien de son électorat féminin. Je le pense toujours mais je dois nuancer mon propos suite à l’épisode récent de son entretien annulé avec le grand mufti de ce pays parce qu’elle refusait de porter le voile.

Non seulement elle a eu parfaitement raison mais de surcroît, elle l’a fait avec panache. Ce refus vaut bien de grands discours et tranche avec la soumission des femmes politiques occidentales. Bravo !

Ribus 22/02/2017 15:05

lire : le grand mufti du Liban.

Corinne 16/02/2017 18:13

Si seulement ils étaient tous comme vous, quelle intelligence, quelle hauteur, quelle instruction ! Vous me rendez fière d'appartenir à un pays qui peut donner des hommes tels que vous, même si moi je n'ai pas fait d'études. Merci d'avoir pris le "bon" de savoir le restituer.